«  ... II n'y a rien qui s'emplisse d'histoire comme ces cathédrales. Jamais le génie français, si apte à comprendre, à ramasser les idées, à les résumer et à les rendre claires, n'a mieux débrouillé les aspirations obscures de l'humanité, son rêve en marche vers l'infini.  » (G. Hanotaux, Impressions de France, 1901, dans Revue des deux mondes, p.  784 – et suiv.) «  ... C'est le romantique du romantisme au lieu que Notre-Dame en est le classique.  » (George Sand, lettre à Michel de Bourges.) «  ... La Cathédrale de Bourges, une des merveilles de l'époque gothique.  » (Amédée Boinet, La Cathédrale de Bourges, monographie.) «  ... La Cathédrale de Bourges, le produit magnifique, léger, multiforme, touffu, hérissé, efflorescent de l'ogive...  » (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, livre  III, chap. 1 er .) «  ... La Cathédrale de Bourges est spécialement l'église des saints, c'est l'illustration de la Légende Dorée.  » (Péladan Conférence du foyer, octobre 1912.) La Cathédrale, «  qui est peut-être la plus belle et la plus étonnante église gothique de France...  » «  Il faut s'agenouiller deux fois, pour Dieu et pour l'Art.  » Dans cette «  merveille du Berry  », il faut observer «  la miraculeuse hardiesse de la grande voûte, dont les piliers inégaux, alternativement forts et minces, donnent à la nef principale une physionomie à part, une attitude plus svelte, une perspective plus fuyante qu'aucune nef d'aucun autre temple gothique. Cependant, la colossale lampe d'argent qui veille au Saint des Saints rendait l'effet plus complet et plus magique, et les vitraux du chœur, qu'elle éclairait à moitié, reflétaient vaguement sur la pierre des murs, en teintes vertes et rouges, les manteaux et les chapes de leurs mages et de leurs évêques.  » (Émile Deschamps. Ce dernier paragraphe est tiré d'un passage – de sa nouvelle René Paul et Paul René, dans Œuvres complètes, t. III, p.  153.) «  ... Saint-Étienne nous fait comprendre comment, du type représenté par la cathédrale parisienne et qu'elle-même continue, on passe à celui de l'église définitivement gothique.  » (Abel Fabre, Pages d'art chrétien) «  ... Parmi les absides les plus remarquables et les plus complètes, on peut citer celle de la Cathédrale de Bourges.  » (Viollet-le-Duc.) «  ... À la vérité, il est peu récréatif de courir les mo numents, d'assiéger les voitures, de soumissionner une place au théâtre pour le simple plaisir de montrer Paris a une tante imprévue qui vous dira, toute course faite  : Bah  ! votre Paris ne vaut seulement pas la Cathédrale de Bourges  !  » (J. Claretie, Paris il y a quarante ans, dans Annales litté raires, 24 décembre 1911.) «  ... Cet édifice, l'un des mieux conservés de la République, est immense dans toutes ses proportions  ; il est fait avec un appareil et une somptuosité dont on ne fournit plus d'exemple. Il est d'une structure légère, d'un goût très prononcé et d'une élévation prodigieuse et passe pour l'un des morceaux les plus précieux qui méritent d'être conservés comme monuments des arts de l'antiquité. 11 peut contenir de 25 à 30.000 personnes, par conséquent plus que la population actuelle entière de Bourges qui n'est aujourd'hui que de 16.000 personnes environ.  » (Lettre de la municipalité au département, relative au temple Étienne, 27 juillet 1796.) «  ... Ainsi, Bourges, à demi archaïque encore et déjà riche d'avenir, se place dans la glorieuse série de nos cathédrales, entre celles du XII e  siècle, Noyon, Senlis, Laon, Notre-Dame (1163), et les grandes affranchies du XIII e . Elle fait transition entre Paris et Chartres. Par la vertu de l'heure et du pays, elle offre un aspect savoureux de la pensée et de la sensibilité françaises. Rien d'étonnant qu'elle exerce au loin son rayonnement. En Espagne, les Castillanes Burgos, fondées dans le premier quart du siècle au pays du Cid, et Tolède, fondée vers 1225 dans la ville des Émirs, face à l'Andalousie musulmane, sont l'une et l'autre françaises par sa grâce.  » (René Schneider, professeur à la Faculté des Lettres de Paris, Les Cathédrales de France  : Bourges, dans l’Art vivant, n° du 1 er  décembre 1925.) «  ... Tout ce que je peux dire de l'intérieur de cette vaste cathédrale, c'est qu'elle remplit parfaitement son objet. Le voyageur qui erre entre ses immenses piliers est saisi de respect  : il sent le néant de l'homme en présence de la divinité  ; s'il n'y avait pas l'hypocrisie qui révolte et la fin politique cachée sous la parole pieuse, ce sentiment durerait bien des jours.  » (Stendhal, Tablettes d'un touriste, 1837.) «  ... Cette immobile sérénité qui resplendit dans la Passion de Bourges...  » (Gabrielle d'Annunzio, Contemplation de la mort.) «  ... La Cathédrale de Bourges vaut un long pèlerinage.  » (Henri James, lettre écrite de Toulouse à miss Norton, 1882.) Le Bureau des Guides de Bourges se tient à votre disposition pour une visite « classique » soit l’extérieur et l’intérieur d’un durée de1 h 30 à 2 h,  ou pour des visites à thèmes : approche bibliographique et critique sur la cathédrale, architecture et vitrail gothiques, la chronologie illustrée de la cathédrale, la représentation de saint Étienne à la cathédrale, le programme iconographique de la cathédrale de Bourges ; intentions des bâtisseurs, le quartier cathédral, etc.
La cathédrale Saint-Étienne est une source inépuisable d'inspiration pour les poètes, les écrivains, les peintres, les photographes... Aussi, plutôt que de faire ici un descriptif, voici un florilège de textes littéraires ou administratifs ventant les charmes de cet édifice bâti à la fin du XII e siècle et classé au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1992.
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